

Un projet né d’une envie et de convictions profondes
Après 17 années dans le marketing et une course effrénée aux résultats, le moment était venu d’écouter les voix intérieures et de retrouver du sens dans notre quotidien. Troisième génération installée dans cette ferme familiale au cœur des Weppes, nous avons voulu y créer un lieu unique et régénérant pour accueillir des événements professionnels ou privés au cœur d’un espace vivant.
Les espaces et les bâtis sont là, mais il faut remettre le vivant au cœur de l’équation. Il y a eu beaucoup d’arbres, notamment une haie de peuplier qui ceinturait le domaine mais il ont été abattu, il y a un grand étang naturel mais il s’assèche maintenant systématiquement tous les étés, il y a eu des animaux d’élevage et des potagers ouvriers mais ils ont disparus depuis de nombreuses années, il y a eu une faune sauvage quand l’herbe était plus haute et le bois plus fourni… Il faut donc aider la nature pour réorganiser un peu son ensauvagement.
Un bâti chargé d’histoire à transformer
Depuis le XII, Rosembois est un lieu intiment lié à l’histoire du village de Fournes-en-Weppes. D’abord château fort de la seigneurie de Rosimbois, puis couvent et hospice des Récollets au XVII et enfin ferme agricole dès le début du XIX. L’étymologie même de ce mot, Rose en bois (ou Rose in bos) semblerait nous indiquer que ce lieu devait être planté de bois où l’églantier semblait se plaire.
La ferme de Rosembois fut une des premières de la région à ouvrir ses portes à l’agritourisme dès 1991 avec la création de chambres d’hôtes puis de gîtes par Francine et Emmanuel Bajeux, les parents de Marion. Francine fut présidente des Gites de France de la région pendant de nombreuses années.
C’est en 2026, que la partie agricole conventionnelle a été reprise par notre voisin et ami Jean-Daniel Binauld et que nous avons repris de notre côté une partie de l’activité d’agritourisme avec la rénovation de 3 gîtes touristiques dans un ancien hangar à pommes de terre et la création d’une salle de séminaire et réception (ERP de type L) dans une ancienne grange. L’idée de ces rénovations a été de conserver le caractère authentique des briques brutes et des ferronneries tout en apportant du confort et de la lumière.



Donner un coup de pouce à la nature pour un retour du vivant
Il y a 70 ans, cette prairie était bordée d’arbres, on y plantait régulièrement des fruitiers et on entretenait les haies d’aubépines pour clôturer naturellement les espaces, protéger les cultures et le bétail des vents froids, et fournir du bois de chauffage ainsi que des matériaux utiles au quotidien. Ces anciennes pratiques agricoles se sont peu à peu effacée. avec la mécanisation et le remembrements des parcelles.
Et si on replantait ce qui avait disparu ? si on réinstallait des animaux ?
Pour nous aider, on a fait appel à Olivier Gruie, expert en design permaculturel et fondateur de Mon Jardin En Permaculture. Ensemble, on a repensé cet espace pour qu’il redevienne un écosystème vivant, résilient et accueillant.
🌳 Plantation d’un bois au fond du domaine en complément des vieux arbres centenaires pour réaccueillir et protéger la faune sauvage : chevreuils en tête !
🌿 Plantation de plusieurs haies multi-étagées pour briser les vents.
💧 Recreusement de l’étang en espalier pour favoriser la biodiversité sur différentes profondeurs.
🍎 Plantation d’un verger de fruitiers avec des variétés locales endémiques de notre région.
🥕 Création d’un espace nourricier avec des potagers et une serre pour alimenter la famille et les hôtes. C’est également un support pédagogique pour les ateliers des séminaires.
🐄 Délimitation de pâturages pour accueillir des animaux pour nous aider à entretenir les herbages : moutons, chèvres, poules, ânes…
🥾 Des chemins de promenade pour s’immerger dans cette nature retrouvée
🛖 Des espaces de rassemblement pour échanger au grand air, sans écran
🙏Pour les plantations, nous avons pu bénéficier du soutien de l’association Les jardins du Cygne et d’une trentaine de planteurs volontaires amis de Rosembois.
Ce projet ne se construira pas en un jour. C’est une vision cible sur plusieurs années, un travail quotidien et collectif. Mais aujourd’hui, on avance pas à pas vers un lieu toujours plus vivant et accueillant.
Développer des ateliers nature
Et si votre passage à Rosemvois devenait l’occasion de faire un pas de côté, de prendre le temps d’observer, de comprendre et d’expérimenter ?
Ce lieu est voué a être également un support pédagogique pour les visiteurs. Au cœur de la ferme, nous proposons des ateliers nature autour du vivant, pensés comme des expériences à la fois ludiques, pédagogiques et collectives. Permaculture, végétal, animal, biodiversité… Chaque atelier invite les participants à porter un autre regard sur leur environnement et à découvrir les liens qui unissent les écosystèmes.
Ces ateliers sont aussi une manière de créer du lien autrement : entre les participants, avec le territoire et avec le vivant qui nous entoure.
Une parenthèse hors du cadre habituel, pour apprendre, expérimenter, coopérer et prendre conscience que le vivant peut aussi être une source d’inspiration pour nos organisations.


Préserver le patrimoine
Travailler dans un bâti ancien demande patience, courage et une grosse volonté. Il faut tous les jours observer, réparer, consolider, refaire… et surtout apprendre de nouvelles pratiques et techniques, souvent inspirées de nos anciens.
Deux chantiers doivent être mis sur de bons rails prochainement :
✝️ Un lieu cher aux fournois, le Calvaire de Fournes-en-Weppes. Situé tout au bout de notre chemin de Rosembois, au croisement avec le chemin de la Fresnoye, le Christ est malheureusement tombé de sa croix par une froide nuit d’hiver. Nous recherchons un artisan soudeur pour nous aider à refixer le Christ.
🪦 Unique vestige du passé seigneurial de Rosembois, la sépulture de la famille de M.M Les comtes de Ste Aldegonde, branche de Genech. La stèle en fonte s’est décrochée il y a quelques années de son socle en pierre bleue et a été mis en sécurité contre un mur de la ferme.
Nous avons pour projet de la refixer et ainsi contrecarrer la prédiction de l’abbé Levaast en 1927 : « Tout fait supposer que dans un avenir plus ou moins proche, le monument lui-même sera arraché de sa base. »
